par Gilles CASSAGNE  
  Pêche à la mouche sèche en eaux rapides, ruisseaux et rivières de montagnes

Équipement: Les mouches

La Patoche:

un sedge en bucktail fluo et poil de chevreuil

La patoche

Elle doit son nom à mon ami Pat. Je l'ai créée, ou pense l'avoir créee (car je ne l'ai vue nulle part ailleurs), pour faciliter ses débuts de pêcheur à la mouche en eaux rapides, mais finalement, je n'utilise presque plus qu'elle en eaux bouillonantes!
Elle a en commun avec lui d'être vilaine, et ce, pour la même raison: un système pileux qui semble mal maîtrisé. Pourtant, aussi étonnant que cela puisse paraître, c'est volontaire dans un cas comme dans l'autre!...
C'est un sedge réalisé, sans dubbing, en poil de chevreuil et avec une pointe de bucktail fluo, rien d'autre.
Elle répond pratiquement à tous les critères "mouche du point de vue du pêcheur" et "mouche du point de vue du poisson" développés dans l'article "qualités d'une mouche d'eaux rapides".

Elle est bien moins visible qu'un Tabanas, mais posséde un ratio (temps_de_montage / efficacité) exceptionnel.

Ses points faibles sont:
  • une visibilité moyenne au-delà de 10m dans les radiers surtout à contre-jour, car elle flotte très bas sur l'eau
  • la création d'un sillage à l'arraché
  • une forte tendance à s'accrocher. Elle ne glisse pas dans les branches comme le fait un palmer
  • un rendement moins bon par eau basse et claire. Sauf, s'il faut faire draguer la mouche pour faire sortir la truite d'un poste d'attente reculé
  • il me semble que les truites la "tape à noyer" un peu plus que les autres mouches, mais cela ne reste qu'une impression difficilement vérifiable

    la patoche vue de dessous
    La patoche vue de dessous.
Ses points forts sont:
  • une excellente visibilité de près dans les eaux tumultueuses. Sur et, sous l'eau... car malgré tous les efforts les mouches s'enfoncent souvent sous la pellicule d'eau avant de remonter
  • une pose toujours prenante. (ce qui n'est pas le cas des palmers qui se posent parfois sur l'œillet, si elles sont mal montées)
  • une bonne flottaison naturelle. Si nécessaire, elle supporte bien le graissage
  • une prise de truites en fin de coulée même après un léger "dragage"
  • un "bruit" au posé contrôlable (posé léger ou "dapping")
  • une attractivité certaine lorsqu'elle est animée sur un plat
  • une solidité correcte. On peut prendre parfois 7 ou 8 poissons avant d'être obligé de la changer
  • un faible coût de fabrication
  • des matériaux facilement trouvables
  • un temps de montage d'environ 5 minutes même pour les mauvais monteurs comme moi

Montage de la Patoche

Enrouler le fil de montage. L'aller est à spires jointives, mais pas le retour.
Couper les fibres sous la mouche et adapter sa longueur à la taille de l'hameçon.
Serrer le fil de montage.
Placer, en même temps, une pincée de poils de chevreuil et une dizaine de fibres de bucktail fluo. Ici, c'est du jaune fluo, mais le fushia fonctionne très bien et je suppose que les autres couleurs fluo aussi.

Matériaux Hameçon n°12, Fil Uni-cord 7/0 rouge, poil de chevreuil, bucktail fluo (celui de euro-fly.com est facile à utiliser)
Les liens sont donnés dans la rubrique Equipement/fournisseurs.

Truite prise avec une patoche

La patoche: une vilaine mouche pour belles truites!

Le film de son montage sera réalisé dans l'hiver 2014-2015 2016-2017; 2017-2018, 2018-2019,..., euh...2020-2021(si tout se passe bien...)

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