La pose de la mouche.
   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
   
 
   
   
Le lancer arbalète à courte distance.
   

Autant le dire tout de suite, ce n'est pas mon lancer favori, je le trouve trop long à mettre en place et parfaitement inesthétique. De plus, quand j'utilise de petites mouches, je me demande toujours si je ne vais pas envoyer mon pouce dans l'eau avec la mouche. Cela va mieux depuis que je peux facilement "dégainer" ma pince sur mon coté droit, on peut parfaitement tenir la mouche avec elle.

Je change instinctivement de main pour effectuer ce lancer.

Il faut lui reconnaître, pourtant, deux atouts incontestables :

- Il est très discret.

- Il permet d'atteindre des zones particulièrement encombrées

Je lui dois de belles prises comme celle de la vidéo du coup n°8. La truite se trouve dans un puits de lumière au fond d'un tunnel formé par des blocs de rochers, lui même encombré d'un tronc d'arbre, de restes de câbles électriques (...) et de la ligne de mon ami Pat qui, une fois n'est pas coutume,a accroché son ver au fond de l'eau.

Pour couronner le tout, la truite se trouve sur la gauche, devant un petit rocher qui emmerge de l'eau!

Je tente une rotation-torsion de la canne dans l'espoir de contourner le petit rocher en fin de course ! ET CA MARCHE! En réalité, j'ai dû déplacer la mouche par la seule force de ma pensée!...à moins que ce fusse la chance, car j'ai testé cette torsion un peu plus tard à la maison : ça ne fait rien du tout!

   
 
   
 
   
   
Le lancer arbalète longue distance.
   

Le principe est le même que celui utilisé pour le lancer arbalète courte distance. Si ce n'est que l'on va bander la canne en prenant LA SOIE entre le pouce et l'index. Bien sûr, il faut aussi tenir la mouche. Cela n'a aucune influence mécanique sur le lancer mais au moins on sait où elle se trouve!...

Comme le lancer arbalète courte distance, il est très discret. En revanche, je ne suis jamais bien sûr de la distance. Peut-être parce que je l'utilise très rarement.

Dans la vidéo ci-dessous, il y a deux truites en poste, une de 30cm et une plus petite. C'est la plus petite qui sera la plus prompte à attaquer ma mouche, la grosse est plus loin, carrément sous les branches surveillant la veine d'eau. Dommage!

Cela reste pourtant un moment inoubliable car le coup est extrêmemnt difficile. C'est un plat absolu, "glassy" comme diraient les surfeurs. L'eau est d'une clarté incroyable accentuée par un fond très clair et uni. Je suis obligé d'arriver sur le coté à découvert. Une épaisse végétation à l'arrière et un champ de fils barbelés empêchent un lancer à distance.

La mouche tombe quelques centimètres derrière la truite qui l'attaque immédiatement. C'est visible sur la vidéo en HD.

 

 
   
 
   
   
Revers sous la canne.
   

Avec une canne assez souple, on peut réaliser un lancer sous la canne sans sortir de soie mais il est préférable d'en sortir une cinquantaine de centimètres afin de transférer un peu plus d'énergie au bas de ligne.

Le plus difficile, en réalité, est de pouvoir contrôler le bas de ligne et la pose de la mouche avec si peu d'énergie disponible. Un bas de ligne et une mouche assez massiques facilitent ce contrôle.

Dans un premier temps, dans la vidéo ci-dessous, je réalise deux revers sous la canne dans une partie assez calme. Je n'y vois pas de truite mais le fond forme des "plateaux" qu'elles affectionnent lorsqu'elles ne sont pas trop actives. C'est pourquoi je frappe l'eau avec la mouche (cadre bleue) afin de créer un "bruit" susceptible de déclencher la curiosité d'une truite, en attente quelque part dans cette zone. Je n'insiste pas trop car ce jour-là les truites étaient en poste.

Dans un deuxième temps, je réalise de nouveau un lancer revers sous la canne mais cette fois, je cherche à poser délicatement la mouche dans la courbure de la roche (et sous les arbres...). Ce mini-lancer courbe est obtenu à l'aide d'un coup de poignée à la fin du geste.

Notez le ferrage réalisé en tirant sur la soie à l'aide de la main gauche.

   
 
 
 
   
La précision
   

La précision du lancer, qu'il concerne l'endroit où l'on pose la mouche ou celui où l'on pose la soie (pour éviter un dragage par exemple), est un point très important.
En effet, chaque action de pêche risque d'alerter les truites. Si vous faites trois tentatives pour atteindre votre cible, c'est autant de risques de caler la truite. Car, en plus des mouvements de la canne, des déplacements aériens de la soie, la truite n'appréciera guère de recevoir une soie sur le nez quand elle est postée dans très peu d'eau et se méfiera d'une mouche qu'elle aura vu dériver anormalement. Si vous accrochez la mouche dans le buisson juste au-dessus de la truite, il y a de forte de chance de tuer le coup en essayant de la décrocher.
Parfois, une truite proche d'un rocher ne va gober que les mouches qui passent exactement dans sa veine d'eau, la précision devient alors de quelques centimètres seulement. Toutefois, cette précision est tout sauf cette précision robotique et bien lourde que l'on peut voir dans les concours. Il faut être capable d'être précis sur l'ensemble des lancers (horizontal, courbe, revers, à la lune, de l'autre main, etc.). Je dirais à 50cm près pour les lancers longs de montagne (10-15m) et à 5cm près, voire moins,pour les lancers "sous la canne", c'est-à-dire avec un mètre de soie sortie seulement.
Je suis globalement assez précis ( à part de la main gauche pour laquelle j'ai encore du travail à faire) mais je n'ai malheureusement pas de solution miracle à vous proposer sinon que de pratiquer...
Deux choses peut-être:
- quel que soit le lancer, je fixe la cible comme un serpent fixe sa proie et je ne m'occupe de rien d'autre, certainement pas de ce qu'il y a derrière moi (je ferai un article à ce sujet)
- la pointe de la canne vise la cible en fin d'action (à part pour les lancers courbes).